Le Soudan du Sud a annoncé, mardi 8 avril, qu’il allait finalement accepté d’accueillir un citoyen congolais expulsé des États-Unis, après un premier refus qui avait entraîné des représailles de Washington.
Cette décision fait suite à la révocation de tous les visas sud-soudanais par l’administration Trump, en raison d’un différend concernant l’expulsion de ressortissants.
Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, avait accusé Juba de ne pas reprendre ses citoyens expulsés et de « profiter des États-Unis ».
Le litige entre les deux pays remonte au début d’avril, lorsqu’un citoyen de la République Démocratique du Congo, expulsé sous une fausse identité, a été renvoyé aux États-Unis conformément aux protocoles sud-soudanais. Cependant, dans un communiqué, le gouvernement de Juba a annoncé qu’il permettait désormais son entrée sur le territoire, soulignant l’importance des relations amicales entre les deux nations. L’aéroport international de Juba a été chargé de faciliter son arrivée le 9 avril.
Cet événement survient alors que le pays s’efforce de maintenir la paix, après une guerre civile ayant causé 400 000 morts et plus de quatre millions de déplacés.
Jeff KALALA
