Le lundi 2 juin, les dirigeants d’Iran, d’Égypte et de l’ONU se sont réunis au Caire pour aborder la question du programme nucléaire iranien. Cette rencontre fait suite à une déclaration de l’agence de surveillance nucléaire de l’ONU, qui a signalé que l’Iran continuait d’augmenter son stock d’uranium enrichi, s’approchant des niveaux requis pour la fabrication d’armes, rapporte Africanews.
Rafael Mariano Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), a indiqué que l’agence avait élaboré un rapport, dont l’Associated Press a eu connaissance durant le week-end. Ce rapport souligne que l’enrichissement de l’uranium par l’Iran demeure une préoccupation majeure pour le conseil des gouverneurs de l’AIEA.
Lors de cette réunion, le ministre iranien des affaires étrangères, Abbas Araghchi, a échangé avec M. Grossi, ainsi qu’avec le président égyptien Abdel Fattah el-Sissi et le ministre égyptien des affaires étrangères, Badr Abdelatty.
Le rapport de l’AIEA révèle qu’à la date du 17 mai, l’Iran avait accumulé 408,6 kilogrammes (900,8 livres) d’uranium enrichi à 60 %. Cela représente une augmentation d’environ 50 % par rapport au dernier rapport de l’AIEA publié en février. L’enrichissement à 60 % constitue une étape technique proche du seuil de 90 % requis pour la production d’armes nucléaires.
Les dirigeants iraniens estiment que le rapport de l’AIEA pourrait être influencé par les ambitions de M. Grossi de devenir le prochain secrétaire général de l’ONU.
Jeff KALALA
