En République démocratique du Congo, dans une note circulaire signée le lundi 14 juillet 2024, la ministre de l’Éducation nationale et de la Nouvelle citoyenneté, Raïssa Malu , a ordonné le maintien des filles enceintes dans les établissements scolaires.
Dans le Haut-Katanga, des voix féminines s’élèvent à Lubumbashi, plusieurs étudiantes interrogées expriment leurs réserves, voire leur opposition catégorique. L’exemple de Gracia Yaya, rencontrée sur le boulevard M’siri au niveau de l’arrêt Kabwececea.
» Je pense qu’il faut revoir cette décision parce que nous devons savoir les conditions dans lesquelles les enseignants et les élèves vont se retrouver et surtout la fille concernée. Parce que la femme enceinte est prédisposée à plusieurs facteurs. Ses conditions vont l’indisposer et indisposer ses collègues. Alors je demande aux autorités qui nous dirige, de revoir cette décision. C’est à dire qu’elles restent à la maison. Qu’elles accouchent normalement et au moment au portun elles vont rentrer à l’école. » S’est-elle exprimée à Topnwes.cd
Jeannine Grettta, étudiante trouvée sur le campus de l’université de Lubumbashi, partage le même avis.
« Je ne crois pas que ça soit une bonne idée parce que la femme enceinte, elle porte un enfant et elle ne saura pas étudié normalement vu les conditions de sa santé. Elle aura besoin d’être premièrement stable pour avoir du repos. Du coup, c’est préférable pour la fille d’arrêter ça va endommager beaucoup des choses. »
Jusqu’à la publication de cette note circulaire, une élève tombant enceinte en cours d’année scolaire était automatiquement exclue des établissements scolaires en RDC.
Des milliers de jeunes Congolaises ont ainsi vu leur parcours éducatif brutalement interrompu en raison d’une grossesse non désirée.
Ruth Kutemba
