La troisième zone de défense des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) a dénoncé une série d’attaques menées par la coalition M23/RDF-AFC dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, marquant une nouvelle escalade dans le conflit à l’est du pays.
Le major Nestor Mavudisa Kamba Mayoyo l’a déclaré lors d’une conférence de presse organisée le week-end dernier à Kisangani.
« La journée du vendredi 19 septembre 2025 a particulièrement été marquée par deux attaques simultanées contre les localités de Chanzikiro et Nkambi, situées dans le groupement de Kisimba, secteur de Wanyanga, territoire de Walikale au Nord-Kivu. Une autre attaque similaire a visé la localité de Sisa, dans le groupement de Mubuku, chefferie de Buhavu, en territoire de Kalehe. La même coalition terroriste a attaqué les positions défensives des FARDC dans les localités de Ndete et Kazinga, dans le territoire de Masisi au Nord-Kivu, ainsi qu’à Chambombo et Katale, dans le territoire de Kalehe au Sud-Kivu.
La position des FARDC à Muhondo, dans le territoire de Masisi au Nord-Kivu, a également été la cible de la coalition RDF/AFC-M23. Et cette liste d’attaques n’est pas exhaustive », a indiqué le commandant de la troisième zone de défense, le major Nestor Mavudisa Kamba Mayoyo, porte-parole de la troisième zone de défense.
Dans la même mise au point, le major Mayoyo a dénoncé « les multiples provocations et les incessantes violations du cessez-le-feu imposé par l’accord de Washington et la déclaration de principes de Doha ».
S’il réaffirme que les FARDC continuent de compter sur la médiation américaine et qatarie, le porte-parole a néanmoins averti que les forces armées congolaises « ne sauraient plus tolérer ces provocations » et se réservent « le droit de riposter avec rigueur et détermination ».
L’armée congolaise rejette en outre les accusations portées contre elle par la coalition adverse, qualifiant ces allégations de « campagne médiatique montée pour brouiller les pistes ».
Ces déclarations mettent en lumière la fragilité du cessez-le-feu conclu dans le cadre des discussions internationales, alors que les combats se poursuivent presque quotidiennement dans les zones de Walikale, Masisi et Kalehe. Les FARDC accusent le M23 et ses alliés rwandais de multiplier les attaques ciblées pour affaiblir les positions stratégiques de l’armée.
Face à cette nouvelle escalade, la menace de riposte militaire annoncée par Kinshasa marque un tournant, avec le risque de relancer une guerre ouverte dans les provinces de l’Est. Cela se produit malgré les efforts diplomatiques engagés à Washington et à Doha pour ramener la stabilité dans la région.
Junior Mukuna
