Dimanche 6 avril, le Mali, accompagné de ses alliés du Niger et du Burkina Faso, a annoncé le rappel de leurs ambassadeurs respectifs en Algérie, qu’ils accusent d’avoir abattu un drone de l’armée malienne. Cet incident, survenu il y a une semaine, a été qualifié d' »irresponsable » et de violation du droit international par l’AES.
Le Premier ministre malien, Abdoulaye Maiga, a contesté les allégations algériennes selon lesquelles le drone aurait pénétré l’espace aérien algérien, affirmant que cet incident démontre un soutien présumé de l’Algérie au terrorisme. En réponse, le Mali a convoqué l’ambassadeur algérien et a décidé de se retirer d’un partenariat militaire régional de quinze ans, selon Africanwes.
Ces événements se déroulent dans un contexte de tensions croissantes entre l’Algérie et ses voisins du Sud. Depuis leur prise de pouvoir, les juntes militaires des pays de l’AES ont quitté la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour former leur propre alliance en septembre dernier, cherchant à légitimer leurs gouvernements militaires malgré les sanctions internationales.
Ruth KUTEMBA
