La persistance des violences dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) continue de susciter des réactions au niveau international, malgré les initiatives diplomatiques menées par les États-Unis et le Qatar pour ramener la paix. Dans un message publié samedi 1er novembre 2025 sur son compte X, le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a une nouvelle fois exprimé sa profonde préoccupation face à la dégradation de la situation sécuritaire et a appelé toutes les parties au conflit à cesser immédiatement les hostilités et à appliquer sans délai les accords de paix déjà signés.
« Le peuple de la République démocratique du Congo endure un cycle sans fin de violence et de souffrances depuis trois décennies.Les combats doivent cesser et les accords de paix doivent être mis en œuvre sans délai. Les Nations Unies continueront de soutenir les efforts visant à construire un avenir pacifique pour la RDC et la région », a écrit António Guterres, SG des Nations-Unies
Sur terrain, les rebelles de l’AFC/M23 appuyés par le Rwanda et les Wazalendo se sont de nouveau affrontés vendredi à Buabo, dans la chefferie d’Osso Banyungu, en territoire de Masisi, au Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo. Selon des sources locales, après avoir pris le contrôle de Ndete jeudi, les rebelles ont lancé une nouvelle attaque contre la position des Wazalendo à Buabo dans le but d’étendre leur zone d’influence et de sécuriser leur nouveau bastion. Les Wazalendo ont opposé une résistance farouche et ont repoussé cette tentative de conquête. Des détonations d’armes lourdes et légères ont plongé les habitants des villages environnants dans la psychose. Le bilan humain et matériel de ces affrontements reste inconnu.
