Prenant la parole en sa qualité de ministre de tutelle, à l’occasion de l’ouverture des États généraux de la justice en RDC, Constant Mutamba, ministre de tutelle, a rappelé qu’il ne s’agit pas d’une confrontation entre lui et les magistrats moins encore une confrontation entre le peuple et les magistrats mais plutôt un cadre de remise en question pour parvenir au redressement du secteur de la justice.
« Les états généraux que nous sommes en train d’organiser, ce n’est pas un lieu de confrontation, d’affrontement entre le ministre et les magistrats, les magistrats et huissiers, les huissiers et les avocats, les citoyens et les magistrats, c’est plutôt un cadre de conscience collective et de remise en cause systémique et systématique des pratiques que nous avons observées pendant des décennies et qui malheureusement ont démontré leurs limites et détruit notre système judiciaire. C’est ensemble en travaillant main dans la main que nous allons parvenir à redresser notre justice « , a fait savoir le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux Constant Mutamba dans son mot de circonstance.
Pour Constant Mutamba, des résolutions qui seront issues de ces travaux n’excluent pas la possibilité de procéder à la révision de la constitution. Il a promis également de mettre en place une commission qui sera chargée de suivre les différentes recommandations.
Il sera question au cours de ces travaux de faire un diagnostic, une autopsie de la situation de la justice congolaise et proposer des solutions et des réformes pour pouvoir relever ce secteur stratégique de la vie nationale. Il sied de signaler qu’après l’ouverture officielle des travaux, les échanges se poursuivent dans les différents panels et commissions avec différents intervenants du secteur de la Justice.
À l’issue de ces travaux prévus sauf changement mercredi 13 novembre 2024, des recommandations seront formulées en vue de redresser ce secteur de la vie nationale. Ces travaux interviennent 9 ans après les états généraux de 2015, organisés sous le règne du Président Joseph Kabila Kabange par le ministre de la Justice et des Droits humains Alexis Thambwe Mwamba.
Jeff KALALA
