Alors que le débat autour du changement ou encore révision de la Constitution se pose au pays, le Parti Travailliste (PT) et son président, Steve Mbikayi, s’alignent derrière l’initiative du Chef de l’État. Celui-ci, Steve Mbikayi, est allé le dire, ce jeudi, à l’honorable Augustin Kabuya, Président intérimaire et Secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS).
« On est venu voir Honorable Augustin Kabuya en sa qualité du Chef du parti présidentiel mais aussi membre du Présidium de l’Union sacrée, pour envoyer un message fort au Chef de l’État pour soutenir de façon inconditionnelle l’initiative qui a été prise de la réforme constitutionnelle. Nous, parti travailliste, depuis 4 ans, on a démarré avec la démarche, on a été dans plusieurs provinces pour récolter les signatures en vue d’une révision. On a près 113.000 signatures déposées à l’Assemblée nationale« , dit-il au terme de cette audience lui accordée par le SG Augustin Kabuya.
Au-delà du soutien au changement de la loi mère, Steve Mbikayi pense qu’il faut arriver à donner la parole à la population de se prononcer à travers un référendum.
« Nous au PT, on est pour le changement de la Constitution parce-qu’il faut qu’on Supprime le Sénat, les assemblées provinciales et autres. Or, celà implique le changement de la forme de l’État qui est verrouillé au niveau de l’article 220 de la Constitution. Il faut donc poser la question au souverain primaire par référendum pour que le peuple tranche et décide. Nous sommes dans une grande famille politique qu’est l’Union sacrée et nous devons accompagner le Chef de l’État dans ce qu’il a dit. Et nous avons demandé à l’honorable Kabuya de convoquer au niveau de l’Union sacrée la Conférence des présidents avec le Présidium pour en débattre et harmoniser les vues et parler d’une seule voie, convaincre également l’opposition pour que la prochaine Commission qui sera mise en place puisse avoir tout le monde y compris les membres de l’opposition« , a-t-il ajouté.
Et de poursuivre :
« Le chef de l’État n’a jamais été dictateur et chacun peut émettre son point de vue. On ne peut pas condamner les uns et les autres, avec le temps, on se mettra d’accord sur la question. Ce que nous voulons c’est qu’il y ait un consensus au sein de la famille politique« .
Le Président du parti Présidentiel, l’honorable Augustin Kabuya a, à l’occasion de cette rencontre, revenu, pour répondre à ceux qui pensent à la division au sein de l’Union sacrée. Avec le temps, notamment la mise en place de la Commission, les divergences de vues seront harmonisées.
« Nous ne sommes pas dans une église. Un homme politique peut émettre un point de vue et ce n’est pas une parole d’évangile. J’ai parlé du changement de la Constitution au nom de ma famille politique, un autre acteur politique peut parler de la révision et cela ne peut pas nous diviser. Quand le débat a commencé, à l’opposition, on ne voulait pas en attendre parler. Et aujourd’hui, le débat a changé, certains parlent de la révision, la politique est dynamique et attendons de voir ce qui va se passer quand le Chef de l’État va mettre en place la Commission pour apporter nos points de vue et harmoniser nos divergences« , a-t-il clarifié.
Le Changement de la Constitution est désormais une lueur d’espoir puisque, selon le Président Félix Tshisekedi, l’actuelle loi mère du 18 février 2006 est devenue obsolète et inadaptée aux réalités du pays. Une Commission sera mise en place en 2025 pour cette fin.
Jeff KALALA
