Le Premier ministre guinéen a annoncé, lors d’une conférence de presse le 5 mars, qu’un référendum ainsi que des élections présidentielle et législatives se tiendront en 2025. Cette année marquera, selon ses dires, le retour à l’ordre constitutionnel dans le pays. La junte, au pouvoir depuis 2021, n’a pas respecté son engagement de transférer le pouvoir aux civils d’ici 2024.
Il a également précisé avoir demandé au ministère de l’Administration territoriale de réunir le Comité de pilotage afin que toutes les parties concernées soient informées et puissent discuter des délais pour l’organisation du référendum et des élections importantes.
Concernant les disparitions de voix critiques à l’égard de la junte, le Premier ministre a déclaré que des enquêtes étaient en cours.
« Il est essentiel d’agir avec prudence et de ne pas tirer de conclusions hâtives », a-t-il souligné, tout en rejetant pour l’instant les accusations portées contre les autorités guinéennes.
Dans son discours à la nation à la fin de l’année 2024, le chef de l’État avait mentionné que 2025 serait une année électorale déterminante, sans toutefois fournir de calendrier précis.
Ruth KUTEMBA
