Ce lundi 24 mars 2025, la Cour constitutionnelle de la Corée du Sud a décidé de ne pas donner suite à la motion de destitution visant le Premier ministre Han Duck-soo, dans un contexte de crise politique qui dure depuis quatre mois.
Alors que le jugement concernant une possible destitution du président Yoon Suk-yeol est imminent, Han Duck-soo retrouve son poste et assume à nouveau la fonction de président par intérim. Il avait été suspendu par les députés il y a trois mois, après un premier intérim de moins de deux semaines, suite à la destitution du président Yoon Suk-yeol, qui avait tenté d’imposer la loi martiale dans le pays le 6 décembre.
« La Cour constitutionnelle a décidé de rejeter la procédure en destitution contre le Premier ministre Han Duck-soo » à cinq votes contre un, a énoncé la juridiction dans un communiqué, dont le jugement est sans appel.
La Corée du Sud est plongée dans le chaos politique depuis le coup de force de son président en titre, Yoon Suk-yeol, dans la nuit du 3 au 4 décembre. L’ancien procureur vedette avait déclaré la loi martiale par surprise et envoyé l’armée au Parlement pour tenter de le réduire au silence, rapportent plusieurs sources.
Elles indiquent également qu’un nombre suffisant de députés était parvenu à se réunir pour rapidement contrecarrer ses plans en votant à l’unanimité le retour au régime civil. Contraint par la Constitution, M. Yoon avait dû obtempérer.
L’Assemblée nationale a voté le 14 décembre une première motion de destitution contre le dirigeant, alors suspendu de ses fonctions. Puis le 27 contre son premier remplaçant, Han Duck-soo, accusé d’entraver les procédures contre le président.
Il lui était notamment reproché d’avoir refusé de nommer de nouveaux juges à la Cour constitutionnelle pour occuper les postes vacants, alors que seuls six magistrats sur neuf possibles y siégeaient.
Ruth KUTEMBA
