Un jour après la Journée mondiale de la liberté de la presse, les journalistes de Lubumbashi soulignent que, malgré les avancées de la République Démocratique du Congo (RDC) dans le classement mondial, de nombreux défis demeurent. Tytyne Kakesse, journaliste à Mwangaza Radiotélévision, a partagé son point de vue lors d’un entretien avec TopNews ce 5 mai.
« La RDC se classe désormais 123e sur 180 pays selon le rapport 2024 de Reporters sans frontières, une légère amélioration par rapport à la 124e place en 2023. Cependant, des violations des droits des journalistes et des atteintes à la liberté de la presse persistent, notamment dans l’est du pays, où des menaces, agressions et arrestations sont fréquentes. » S’exprime-t-elle.
Mme Kakesse souligne que la couverture de sujets sensibles reste particulièrement difficile.
« Les journalistes subissent des pressions et des représailles, surtout dans l’est, où la présence de groupes armés complique leur travail. Ces groupes exercent un contrôle sur certains médias locaux, imposant des restrictions sur l’information et limitant la liberté d’expression. Les journalistes doivent souvent choisir entre travailler sous contrôle ou abandonner leur profession. »
Elle conclut en affirmant que les journalistes continuent de faire face à des défis majeurs, notamment l’insécurité, la censure et les pressions politiques.
« Il est crucial que les autorités congolaises, la société civile et la communauté internationale intensifient leurs efforts pour garantir un environnement sûr et libre pour les journalistes, afin de renforcer la démocratie et l’État de droit en RDC. »
Ruth Kutemba
