Le Gouverneur du Kasaï-Oriental Jean-Paul Mbwebwa est mis en accusation par l’Assemblée provinciale pour détournement d’une somme de 3 Millions $, depuis le 10 mai dernier.
Donc une démission devrait s’en suivre après la notification de l’Assemblée provinciale. Dans l’entourage de l’Autorité provinciale, cela ne passe pas. Mbwebwa Kapo est innocent. Il est victime de la haine de ses détracteurs. Réputé démissionnaire, le chef de la province convoque une cérémonie de salut au drapeau pour parler aux collaborateurs.
Le Gouverneur Mbwebwa Kapo s’affirme et dit faire confiance en la justice congolaise pour rétablir la vérité avant d’appeler la population au calme.
Mais que dit la loi dans cette impasse ?
Selon la loi, un gouverneur mis en accusation doit démissionner dans les 48h suivant sa notification. S’il ne le fait pas dans ce délai, lui et son gouvernement sont réputés démissionnaires d’office. Et pour l’empêcher de gouverner, l’Assemblée provinciale qui est la première institution et Autorité Budgétaire, est en droit de saisir les institutions bancaires afin d’empêcher tout accès aux fonds de la province.
Peut-on dire que le feuilleton est loin d’être terminé ? Un cadre de la société civile dans l’anonymat s’interroge quand à lui, sur la gestion des préoccupations et besoins majeurs de la population pendant cette période de « crise ».
Junior Mukuna
