La Cour africaine des droits de l’homme et des peuples a rejeté, le vendredi 27 juin , la requête de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, qui accusait l’État de Côte d’Ivoire de violations de ses droits fondamentaux dans le cadre de sa radiation des listes électorales en vue de la présidentielle de 2025.
Dans sa plainte déposée le 7 septembre 2020, Gbagbo estimait que plusieurs de ses droits avaient été bafoués durant le processus l’ayant rendu inéligible. Après analyse, la juridiction panafricaine a jugé que la Côte d’Ivoire n’avait enfreint aucun des instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme auxquels elle est partie.
Laurent Gbagbo reste sous le coup d’une condamnation par contumace à 20 ans de prison et 10 ans d’inéligibilité, prononcée en 2018 par la justice ivoirienne pour le braquage de l’agence nationale de la BCEAO, survenu en 2011 lors de la crise post-électorale.
S’il a été acquitté en 2021 par la Cour pénale internationale (CPI) des accusations de crimes contre l’humanité, cette décision n’annule pas les poursuites nationales, qui restent en vigueur. Les autorités électorales ivoiriennes s’appuient sur cette condamnation locale pour justifier l’exclusion de Gbagbo des listes électorales à l’approche du scrutin présidentiel de 2025.
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