Au Togo, les récentes manifestations antigouvernementales organisées à Lomé ont fait au moins sept morts et de nombreux blessés, selon un premier bilan communiqué aux médias par des groupes civiques, dimanche 29 juin.
Depuis plusieurs jours, la capitale togolaise est secouée par une vague de protestations violentes. Les manifestants dénoncent la répression des voix dissidentes, l’augmentation des tarifs de l’électricité, ainsi qu’une réforme constitutionnelle controversée, perçue comme renforçant le pouvoir du président Faure Gnassingbé, âgé de 59 ans.
Des organisations de défense des droits humains et des groupes militants accusent les forces de sécurité et des milices locales d’abus graves. Elles affirment que sept corps ont été retrouvés dans les rivières de Lomé.
En trois jours de mobilisation, les associations ont recensé des dizaines de blessés et plus de 60 arrestations entre jeudi et samedi.
Jusqu’à présent, les autorités n’ont publié aucun bilan officiel et ont nié que les décès soient directement liés aux troubles en cours.
Les 5 et 6 juin, environ cinquante manifestants, en majorité des jeunes, ont été interpellés par la police. Si la plupart ont été libérés depuis, Amnesty International a signalé des cas présumés de torture durant leur détention.
Rédaction
