À Madagascar, la tension est montée d’un cran ce dimanche 12 octobre. Un contingent militaire, allié au mouvement de contestation antigouvernemental, a affirmé avoir pris le contrôle de l’ensemble des forces armées du pays. Le président malgache a immédiatement dénoncé une tentative de prise de pouvoir par la force.
Dans une déclaration vidéo diffusée en ligne, plusieurs officiers ont annoncé que « désormais, tous les ordres de l’armée malgache, qu’ils soient terrestres, aériens ou maritimes, émaneront du quartier général du CAPSAT (Corps d’armée des personnels et des services administratifs et techniques) ».
Cette prise de position fait suite au ralliement, la veille, d’une partie du CAPSAT au mouvement social antigouvernemental. Les militaires avaient alors appelé leurs homologues et les forces de sécurité à « refuser d’obéir aux ordres » du pouvoir en place.
Sur la Grande Île, la crise politique prend une ampleur inédite. La jeunesse malgache, mobilisée depuis le 25 septembre, est parvenue samedi 11 octobre à occuper la place du 13-Mai, symbole historique des mouvements populaires à Antananarivo. Leur mouvement, d’abord pacifique, a désormais reçu un soutien ouvert d’une partie de l’armée, accentuant l’incertitude autour de la stabilité du pays.
