La situation sécuritaire et humanitaire dans la province du Nord-Kivu demeure toujours préoccupante en dépit des initiatives diplomatiques en cours au niveau régional et national. D’après le rapport produit par United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA/RDC) couvrant la période du 1er au 30 septembre 2025, le territoire de Beni a fait face à la recrudescence des attaques ciblant la population civile dans la Zone de Santé (ZS) d’Oicha, au nord du territoire de Beni.
Selon le rapport rendu public jeudi 15 octobre 2025, au moins 40 civils ont été tués au cours d’incursions d’éléments armés dans plusieurs villages, y compris à Mbau, Fotodu, Sabu et Wese. Ces vagues de violence ont provoqué des mouvements de population, notamment vers la commune d’Oicha.
Selon toujours ce rapport, le territoire de Walikale a connu une détérioration de la situation sécuritaire en septembre 2025, marquée par une escalade d’affrontements armés. Des combats ont éclaté le 7 septembre à Mpeti, sur l’axe Kalembe-Pinga, entraînant des déplacements massifs de population.
« Le 26 septembre, à la suite de l’ordre d’un groupe armé, au moins douze villages du groupement Kisimba dans la ZS de Pinga ont été désertés par leurs populations. Celles-ci se sont dirigées vers les localités de Rusamambu, Kateku et Buleusa, où les conditions humanitaires sont extrêmement précaires. Cet afflux massif aggrave la vulnérabilité des familles d’accueil dont les conditions de vie sont déjà précaires », renseigne United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA/RDC).
Selon OCHA RDC, À travers le pays, plus de 21 millions de personnes avaient déjà besoin d’aide humanitaire avant la dernière escalade de la crise, un chiffre parmi les plus élevés au monde. Environ un million de personnes ont trouvé refuge dans les pays voisins, tandis que l’escalade de la violence dans l’est menace d’aggraver la crise. Depuis début janvier, l’escalade du conflit et l’intensification des attaques du M23 au Nord et au Sud-Kivu ont déplacé des centaines de milliers de personnes, aggravant la crise humanitaire et mettant à rude épreuve des ressources déjà limitées. Les violences ont fait des centaines de morts et des milliers de blessés, tandis que la fermeture des routes et l’insécurité restreignent encore davantage l’accès humanitaire.
