Le président camerounais Paul Biya, âgé de 92 ans, a prêté serment ce jeudi pour un huitième mandat consécutif, promettant de rétablir l’ordre dans un pays secoué par des violences postélectorales.
Lors de son discours d’investiture, le plus ancien chef d’État en exercice au monde a adressé ses condoléances aux victimes des récentes manifestations et a pointé du doigt « des politiciens irresponsables » qu’il juge responsables des troubles.
« Je peux vous assurer que l’ordre régnera », a-t-il déclaré, appelant ses concitoyens à éviter de « plonger le pays dans la crise ».
Malgré les allégations de fraude qui ont marqué le scrutin présidentiel du 12 octobre, Paul Biya a qualifié le processus électoral de satisfaisant, tout en félicitant l’organe en charge du vote, Elecam, pour son travail.
Un nouveau mandat sous le signe de la stabilité
Pour ce nouveau septennat, placé sous le signe des grandes espérances, le président Biya a réaffirmé sa volonté de préserver la paix, la sécurité et l’unité nationale. Il a promis de renforcer la lutte contre la criminalité, de restaurer la stabilité dans les régions en crise et de poursuivre les efforts de développement économique.
Parmi ses priorités : l’amélioration des infrastructures, le soutien au pouvoir d’achat et la promotion d’un développement inclusif et durable.
Réélu avec 53,66 % des voix, le président camerounais a également mis l’accent sur le rôle crucial de la jeunesse et des femmes, qu’il considère comme des moteurs du futur du pays.
Il a réaffirmé son ambition de conduire le Cameroun vers l’émergence à l’horizon 2035, fondée sur la cohésion sociale et la modernisation économique.
