La ville de Kananga ( Kasai-central) et celle de Mwene-Ditu ( Lomami) font face depuis une semaine à la hausse de prix de maïs.
A Mwene-Ditu (Lomami), le prix d’une mesurette d’environ 3 kg, communément appelée « Meka » qui se vendait à 2000 voire 2500 FC se négocie actuellement à 4 200 voire 4500 FC dans les différents marchés du chef lieu de la province.
Les vendeurs attribuent cette hausse de prix de cette denrée de première nécessité à sa rareté dans différents dépôts et cette rareté est consécutive à la période de préparation de la saison agricole en cours et aux difficultés d’évacuation des centres de production vers ceux de consommation.
« Aujourd’hui, une mesurette de maïs coûte 4.200 FC, voire 4.500 FC, alors qu’il y a deux à trois mois, nous l’avions acheté à 2.000 FC. La situation devient intenable, car nous venions d’effectuer beaucoup de dépenses à cause de la rentrée scolaire et maintenant, nous devons nous battre pour nourrir nos enfants », se plaint une ménagère croisée au marché central.
Par ailleurs à Kananga, chef lieu de la province du Kasai-Central, une légère hausse de prix de maïs graine a été observée sur le marché de la ville. Une mesurette de maïs graine est passée de 2500 à 2700 FC.
Certaines ménagères parlent d’une spéculation des revendeurs du maïs graine suite à la moindre de la menace de la coupure de la voie ferrée au niveau de la localité de Bena Leka, territoire de Demba, par une tête d’érosion en progression rapide.
Cette menace peut arriver à la suspension de trafic ferroviaire entre la ville de Kananga et les territoires de Mweka et Ilebo, province du Kasaï a déploré un observateur.
Face à cette menace, la population a lancé un cri d’alarme aux autorités provinciales, aux responsables de la société nationale de chemin de fer du Congo (SNCC) et autres services techniques d’intervenir vite pour endiguer la progression de ravin en vue de sécuriser la voie ferrée et faciliter des transactions régulières des trains.
Junior Mukuna
