À Conakry, la capitale guinéenne, un rassemblement électoral s’est tenu le lundi 15 septembre 2025. Lors de cette manifestation organisée au centre-ville, les participants ont massivement exprimé leur soutien au « oui » dans le cadre du référendum constitutionnel prévu pour dimanche prochain.
Ce projet de nouvelle constitution, s’il est adopté, permettrait au président de transition et chef de la junte militaire, Mamadi Doumbouya, de briguer un mandat lors de la prochaine élection présidentielle. Il prévoit également la création d’un Sénat, qui viendrait compléter l’actuelle Assemblée nationale. En revanche, les campagnes en faveur du « non » sont quasi inexistantes. Depuis plusieurs mois, le régime militaire au pouvoir a considérablement restreint l’espace politique, suspendant les partis d’opposition et renforçant le contrôle sur les médias indépendants.
La Guinée est dirigée par une junte militaire depuis le renversement de l’ancien président Alpha Condé en 2021. La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) presse les autorités pour un retour à un régime civil.
Les élections générales et présidentielles sont pour l’instant programmées pour décembre.
