Les agents et travailleurs de la Société anhui Congo d’investissement minier (SACIM) étaient dans la rue de Mbuji-Mayi, chef-lieu du Kasaï-Oriental, lundi 03 mars dernier pour réclamer le non-paiement leur salaire d’il y a douze mois pour certains et de quatorze mois pour d’autres.
Dans leur mémorandum déposé au gouverneur de province, Jean-Paul Mbwebwa Kapo, Ces agents ont attiré l’attention de l’autorité provinciale sur la galère qui leur est imposée par la signature de l’arrêté 0049 CABMIN/01/22 du 22 février 2022, qui a été reconnu illégal par sa signataire (Ministre des Mines honoraire) devant le Sénat.
Poursuivant, ils ont dénoncé que cet arrêté et ses mesures violent les dispositions du code minier et que cette violation entrave la vie de la SACIM. Les travailleurs de la SACIM attestent que de nombreuses familles sont dispersées, les enfants de ces travailleurs chôment depuis bientôt trois ans sans aller à l’école, des cas de désertions sont enregistrés et même des démissions en cascade. Ils ont également évoqué le taux de mortalité de 64 travailleurs pendant trois ans, sans compter les femmes et les enfants, et tout ceci est dû à la période malheureuse que traverse la société.
En réaction, le gouverneur Mbwebwa Kapo a d’abord remercié les manifestants pour avoir exprimé leur ras-le-bol dans le calme, signe de démocratie.
« La maladie de la SACIM, c’est aussi celle du Gouverneur », a-t-il dit, prouvant qu’il est plus préoccupé par cette situation et qu’il a entamé les démarches depuis bien longtemps pour trouver une solution. Proactif, il a même promis de contacter immédiatement les autorités compétentes pour des solutions idoines.
Junior Mukuna
