Plusieurs quartiers de la ville de Mbuji-Mayi, chef-lieu de la province du Kasaï-Oriental sont plongés dans le noir il y a bientôt deux semaines. La cause principale de cette pénurie d’électricité qui crée la pénurie d’eau dans la province est dûe aux perturbations sur la sur la ligne du réseau électrique de la Société nationale d’électricité (SNEL) sur son axe électrique Tshibwe et PMKO.
Toutefois, la SNEL/Kasaï-Oriental, rassure que les travaux continuent avec ses équipes pour rétablir la situation.
Conséquence du courant à la base de la perturbation des activités économiques
Cette interruption prolongée a des conséquences graves sur l’économie de la population qui repose sur ses activités. Les chaînes de radios et télévisions ne fonctionnent pas selon leur programme, le bidon de 20 litres d’eau qui se vendait à 200 voire 300 FC se négocie actuellement à 1000 , 1500 voire 2000 FC selon les quartiers et la distance par les transporteurs d’eau par vélo.
Le gouvernement provincial réaffirme son engagement à trouver des solutions rapides de pénurie en électricité et en eau potable
Dans une réunion avec les Directeurs de la SNEL, de l’ENERKA, de l’entreprise SEKO et de la Regideso présidée la semaine dernière par le gouverneur Jean-Paul Mbwebwa Kapo, le Directeur de la SNEL avait souligné que les coupures d’électricité qui affectent plusieurs quartiers bien que certaines zones soient encore alimentées grâce à un partenariat avec la SACIM, des problèmes techniques liés à l’usine perturbent cette collaboration, entraînant des tensions électriques élevées.
Pour stabiliser la situation, il a été proposé d’engager des discussions avec la SACIM pour réduire cette tension à 36 kilovolts, condition essentielle pour le bon fonctionnement des équipements. Il est capital que SACIM reprenne ses activités pour absorber la tension.
Le Directeur provincial de la Regideso a également exprimé ses préoccupations face à cette situation : « Pour que la situation soit normale, il faut de l’énergie. Mbujimayi est dans une précarité énergétique depuis des années. Nous faisons des investissements sur notre capacité de stockage et nos équipements électromécaniques, mais le manque d’énergie nous rattrape encore. Actuellement, nous avons besoin de 1,25 mégawatt, mais nous ne recevons que 810 kilowatts, ce qui limite notre capacité à fournir l’eau nécessaire à la population.»
Le Gouverneur avait pris note de ces préoccupations et a réaffirmé son engagement à trouver des solutions rapides pour améliorer la situation. Il est impératif que les acteurs concernés collaborent efficacement pour garantir un approvisionnement stable en eau et en électricité afin de répondre aux besoins croissants des habitants de Mbuji-Mayi.
Junior Mukuna
