Plus d’une trentaine de camions sont bloqués depuis 10 jours à Bukama, dans le Haut-Lomami, suite à la fermeture du pont Bundwe reliant la cité de Bukama et le village Bundwe sur le fleuve Congo. En cause : le mauvais état du pont, ne pouvant plus supporter des engins de 50 tonnes et plus.
Au moins 200 passagers, y compris des enfants de moins de 5 ans venus en majorité de la région du Kasaï, ont érigé des sites sans abri, les exposant aux maladies diarrhéiques et pulmonaires mais aussi à la malnutrition. Beaucoup n’ont plus rien à manger depuis des jours, ayant épuisé tous leurs stocks d’eau et de nourriture.
Selon les éléments des forces de l’ordre commis à ce pont, les autorités locales ont promis des travaux de réhabilitation qui devaient débuter en début de semaine. À ce jour, rien n’est encore réalisé.
Un manque à gagner économique
Le pont Bundwe ne relie pas seulement le village Bundwe et la cité de Bukama. C’est une voie permettant l’échange commercial entre les provinces du Haut-Lomami, du Haut-Katanga, du Lualaba et la région du Grand-Kasaï par voie lacustre.
Des commerçants venus de la région du Kasaï ne peuvent plus traverser pour effectuer ni les achats ni l’évacuation des marchandises. Certains sont obligés de faire passer la marchandise soit par pirogue, soit encore par moto en plusieurs tours, imposant ainsi un coût double. Ce qui aura un impact sur le prix de vente à l’unité.
C’est dans ce cadre que le gouverneur du Haut-Lomami ainsi que le caucus des élus nationaux de cette province située dans le nord de l’ex-Katanga ont rencontré dimanche le ministre national des Infrastructures, John Banza Lunda.
Marmont Banza Mulume, gouverneur du Haut-Lomami, à la tête de cette délégation, avait surtout alerté sur la situation critique de la route nationale nᵒ 1, consécutive à l’effondrement du pont Bundwe.
« L’objectif était de poser les problèmes des ponts, plus précisément le pont Bundwe qui a cédé sur la RN1 », avait expliqué le gouverneur. Celui-ci avait également évoqué la fragilité d’autres infrastructures, notamment les ponts Lovoyi, Lomami et Lwembe, qui présentent eux aussi des signes inquiétants.
