Les délégations congolaises et celles de l’AFC/M23 sont à Doha depuis près de deux semaines. Selon les informations recueillies par la RFI, les médiateurs ont demandé à chaque partie de poser un geste de bonne foi afin de créer un climat propice au dialogue. Le retrait du groupe de Walikale-centre est présenté par le Qatar et les États-Unis comme un premier signe d’ouverture.
La même source précise que Kinshasa a également répondu à cet appel en procédant à la libération d’au moins cinq personnes. Leur identité n’a pas été rendue publique. Problème : le mouvement armé ne reconnaît pas ces personnes comme appartenant à la liste qu’il avait transmise aux médiateurs.
À cette divergence s’ajoutent d’autres points de crispation. L’usage, par les officiels congolais, du terme « groupe terroriste » pour désigner l’AFC/M23 continue de bloquer les discussions, selon plusieurs sources diplomatiques. Un autre élément de tension concerne les poursuites judiciaires engagées contre l’ancien président Joseph Kabila. Le mouvement AFC/M23 estime que cette affaire est contraire aux mesures de confiance censées faciliter les négociations.
De son côté, l’entourage de Joseph Kabila n’a pas réagi à ces accusations mais affirme que l’ancien président agit en homme de paix et qu’il poursuivra ses consultations dans la région, notamment avec des chefs d’État, afin de contribuer à une solution à la crise.
Junior Mukuna
